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* * * * *  Gimp : l'Annexe


ch9.jpg Annexe

Cette annexe introduit les scripts et les greffons. Vous y trouverez une explication sur manière d’automatiser des tâches.

Elle détaille également les points communs aux différents outils de Gimp, ainsi que les divers formats de sauvegarde des fichiers, tout en vous donnant quelques pistes quant au choix du plus adapté à votre travail.

60... Scripts et greffons

L’une des caractéristiques les plus marquantes de Gimp réside dans la possibilité d’exploiter des scripts. Il s’agit, en fait, d’une façon simple d’automatiser les tâches que vous réalisez manuellement avec Gimp.

Les scripts sont des programmes simples écrits dans un langage directement compréhensible par Gimp. Ce langage est le Scheme, un langage dérivé du langage d’intelligence artificielle Lisp. Les scripts pour Gimp, rédigés dans ce langage, se nomment  Script-fu.

Les programmeurs chevronnés peuvent employer d’autres langages de scripts comme Python ou C#. Toutefois, seul le langage Scheme est directement interprété par Gimp sans nécessiter d’installation supplémentaire. Ainsi, un script écrit en Scheme fonctionnera sur toutes les plateformes.

Nous n’aborderons pas ici ni ce langage ni l’écriture de scripts. Nous verrons par contre les scripts déjà présents dans Gimp, ainsi que l’installation de nouveaux scripts et greffons. Nous aborderons également l’automatisation de certaines tâches dans gimp.

61... Automatiser

Vous avez un dossier rempli d’images et vous devez en changer la taille. L’opération promet d’être longue et bien fastidieuse.

Il est tout à fait possible d’installer un script qui le fera pour vous ! Raymond Ostertag a développé un ensemble de scripts nommé Photolab, qui permet de changer la taille des images, des les renommer, d’en modifier la luminosité, etc.

Vous installerez donc l’ensemble de ces scripts et lancerez celui nommé FileResize.

L’ensemble des scripts est disponible à cette adresse : http://www.gimpfr.org/contrib_photolabo.php#FileResize.

Cette page décrit leurs fonctionnalités. Une fois les scripts téléchargés, ouvrez l’archive. Elle contient un dossier pour chaque script. Dans chacun de ces dossiers, vous trouverez :

• Deux fichiers d’aide (en français et en anglais). Ils récapitulent l’action du script et le menu par lequel les lancer. Ils expliquent également le détail du script (les options). Il est donc utile de garder ce fichier par devers soi.

• Le troisième fichier porte une extension «.py». Il s’agit du script. Installez-le dans le dossier des plug-ins de Gimp.

L’installation

L’installation est simple. Il suffit de déposer les scripts dans le bon répertoire :

• Sous Mac : /Utilisateur/Bibliothèque/Application Support/Gimp/plug-ins/.

• Sous Linux : /usr/share/gimp/2.6/scripts.

• Sous Windows : C:\Program Files\GIMP-2.6\share\gimp\2.6\scripts.

Lancez maintenant le script en déroulant le menu : Filtres > Photolab > Batch works > Images Resize.

• 8. 1. Une boîte de dialogue s’ouvre : 8-1.tiff

Le premier menu déroulant, Directory, permet de sélectionner le dossier des images à redimensionner. Le second menu, Extension, indique le type de fichiers sur lequel le script opérera. Par exemple, si votre dossier contient des fichiers PNG, ceux-ci ne seront pas redimensionnés si vous écrivez jpg dans ce champ. Le troisième champ vous permet de préciser la taille, en pixels, des futures images.

Cliquez ensuite sur Valider. Un nouveau dossier est automatiquement créé : scaled. Les images redimensionnées portent toutes le préfixe « sc_ ».

Voilà, le travail est fait en quelques clics de souris, les images d’origine sont conservées, tout va pour le mieux !

62... Les scripts installés

Certains scripts sont déjà installés. Où sont-ils ?

Déroulez le menu Fichier > Créer. À partir de là, plusieurs options sont disponibles :

• Boutons

• Logos

• Motifs

• Thèmes de page Web

Il s’agit des différents scripts présents dans Gimp. Vous en avez découvert quelques-uns au Chapitre 3. Le texte.

Si vous devez, par exemple, créer de petites images pour le Web, rien de plus utile que les boutons et thèmes de pages web disponibles ici.

La plupart des scripts se présentent de la même manière. Voyons comment créer un bouton. Déroulez le menu Fichier > Créer > Boutons > Boutons arrondi.

Une boîte de dialogue s’ouvre (voir figure 8.2, page suivante). Elle ne vous rappelle rien ? Oui, vous l’avez vue en partie à la section Le menu des Script-Fu, au Chapitre 3. Le texte.

Dans le champ texte, vous saisissez le texte de votre bouton. Puis, vous définissez la police et sa taille dans les deux champs qui suivent. Six champs de couleur viennent ensuite. La définition des couleurs s’effectue de manière habituelle : en cliquant dans le champ, la boîte de sélection de couleur apparaît. Puisqu’il s’agit de créer un bouton pour le Web, autant choisir des couleurs avec la notation HTML.

Trois boutons sont créés car, en contre-bas, les cases Inactif, Normal et Activé sont cochées.

Vous avez donc la possibilité de créer un bouton pour les différents états (un bouton lorsque l’internaute n’est pas sur la page, un lorsqu’il l’est, un autre de survol). L’aspect du bouton indique à l’internaute où il se trouve sur votre page. La couleur du bouton est ainsi paramétrable, ainsi que la couleur du texte (avec les champs Couleur du texte et Couleur du texte (actif)). Les marges permettent de régler la taille du bouton. Le champ Largeur du biseau définit l’importance du relief du bouton. Plus la valeur est importante, plus il y a de relief et d’ombre sur le bouton. Le dernier champ paramètre l’arrondi. Vous pouvez ainsi avoir des boutons plus ou moins rectangles ou ovales.

• 8. 2. Le Script-fu Bouton arrondi 08-2.tiff

• 8. 3. Quelques boutons 08-3.jpg

63... Les options des outils

Dans cette section, nous allons passer en revue les options communes aux différents outils.

Outils de sélection

• 8. 4. Les différents outils de sélection et leurs options

10-1-a.tiff

Les sept outils de sélection présentent des options communes illustrées ci-dessus.

La première concerne le Mode. Il s’agit de la manière dont la sélection sera combinée à la sélection existante. La première icône, Mode Remplacer, fait que la sélection existante est remplacée par la nouvelle.

Avec la seconde (Ajouter), la nouvelle sélection est ajoutée à la celle courante. Définissez une première sélection, puis faites un clic-glisser.

Le troisième mode, Soustraire, soustrait la partie commune aux deux sélections. Définissez une première sélection, puis avec la combinaison de touches Majuscules-clic, éliminez-en une partie.

• 8. 5. Mode Soustraire : le centre de la fleur a été soustrait de la sélection

10-2.tiff

Le mode Intersection prend la partie commune comme sélection.

Le Lissage n’est pas présent dans toutes les options des outils de sélection. Il élimine l’effet marche d’escalier et agit sur les bords de la sélection.

L’option Adoucir les bords dévoile une réglette lorsqu’elle est cochée. Le Rayon règle en pixels l’importance de l’estompage des bords de la nouvelle sélection.

• 8. 6. Sélection sans adoucir les bords

10-3.tiff

• 8. 7. Sélection avec les bords adoucis

10-4.tiff

Outils de peinture

• 8. 8. Les différents outils de peinture et leurs options

10-5-a.tiff 10-5-b.tiff

La première option, Mode, est décrite à la section 64... Les modes de calque et de dessin, un peu plus loin.

L’Opacité détermine la transparence. Par exemple, en utilisant le pinceau, plus l’opacité est faible plus le coup de pinceau est de couleur transparente.

La Brosse détermine le type de brosse, rien de particulier à dire. Choisissez-la selon le niveau de précision.

La réglette Étirer ou rétrécir modifie la taille de la brosse.

La sensibilité à la pression n’a d’effet que pour ceux qui possèdent une tablette graphique. L’opacité est décrite plus haut. La Dureté concerne les brosses à bords flous, plus on appuie sur le stylet, plus les bords seront nets. Le Taux modifie la rapidité de l’action. La Taille de la zone varie selon que l’on actionne plus ou moins le stylet. La Couleur (prélèvement dans des dégradés seulement) varie selon la pression donnée au stylet.

La case Estomper fait apparaître une réglette : plus la valeur est forte, plus le trait est estompé sur sa fin.

Appliquer fluctuation : plus la valeur de la Quantité est importante, plus le trait est « dispersé » :

• 8. 9. Fluctuation avec une quantité de 5 en haut et 0 en bas

10-6.png

Si la case Incrémentiel est cochée, à chaque coup de pinceau (par exemple) l’intensité de la couleur augmente. Elle ne peut toutefois aller au-delà de la valeur définie dans Opacité.

Utiliser Couleur à partir du dégradé, permet de peindre avec les couleurs de premier ou d’arrière-plan : on peint à partir des tons d’un dégradé :

• 8. 10. Peinture à partir d’un dégradé : en haut une longueur de 500 px, puis de 34 px, puis en Dents de scie et Onde triangulaire pour finir

10-7.png

Les sous-options ont été détaillées à la section 46... Les dégradés.

Outils de transformation

• 8. 11. Les différents outils de transformation et leurs options

10-8-a.tiff

Le champ Transformer propose trois icônes. Avec la première, la transformation est effective sur le calque où vous êtes placé. La seconde icône agit sur la sélection et la troisième sur le chemin.

Le champ Direction vous propose deux cases à cocher : Normal (en avant) et Correctif (en arrière). La direction normale pivote l’image dans le même sens que la grille. La transformation s’effectue dans l’autre sens :

• 8. 12. Transformation normale

10-9a.tiff

• 8. 13. Transformation corrective

10-9-b.tiff

Vous avez ensuite le choix entre différents types d’interpolation. Nous les avons abordées à la section 6... Une image de 12 cm de long exactement. Quatre choix sont proposés, allant de la plus mauvaise à la meilleure interpolation. La première méthode n’a aucun effet sur le nombre de pixels, ceux-ci sont seulement agrandis (d’où l’effet d’escalier que nous venons d’évoquer) alors que les trois dernières méthodes d’interpolation ajoutent des pixels. Notez que la méthode Linéaire est relativement rapide, tout en produisant de bons résultats. La méthode Cubique donne d’excellents résultats et, enfin, la méthode Sinc (Lanczos3) s’avère être la meilleure puisque c’est celle qui ajoute le plus de pixels. Cependant, c’est également celle qui demande plus de temps car votre ordinateur devra effectuer plus de calculs.

Le champ Rognage propose un menu déroulant : Ajuster, Rogner, Découper suivant le résultat et Découper avec le même rapport. Ce menu est utile lorsqu’après rotation votre image devient plus grande que celle de départ. Le premier choix agrandit l’image ou le calque, le second supprime tout ce qui dépasse, le troisième découpe l’image, et enfin, le quatrième coupe en gardant les proportions. Les figures suivantes illustrent le résultat des quatre possibilités de rognage :

• 8. 14. Ajuster

10-10-a.tiff

• 8. 15. Rogner

10-10-b.tiff

• 8. 16. Découper suivant le résultat

10-10-c.tiff

• 8. 17. Découper avec le même rapport

10-10-d.tiff

Ce menu présente quelques surprises puisque la troisième option supprime l’image.

Le champ Aperçu dispose également d’un menu déroulant. Les choix que vous ferez sont d’ordre ergonomique et ils n’ont aucune influence sur l’image.

La réglette définit le nombre de lignes de la grille. Enfin, la dernière possibilité précise que la rotation se fera par multiples de 15 degrés.

64... Les modes de calque et de dessin

Il existe un grand nombre de modes de calque. Chacun d’eux permet de modifier l’image. Nous allons les voir ici un par un en les illustrant systématiquement. Nous prendrons à cet effet une image contenant deux calques.

Nous allons partir de deux images, chacune sur un calque :

• 8. 18. Images de départ

10-11-a.png 10-11-b.png

• 8. 19. Les différents modes de calques

10-12.tiff

Le calque inférieur, nommé la plage dans la figure ci-dessus, est défini à Normal. Lorsque nécessaire, nous illustrerons également l’effet du calque, non pas avec des photographies, mais un dessin. Nous allons passer en revue les différents modes à votre disposition.

Normal

Il s’agit du mode par défaut. L’ordre d’empilement des calques est respecté, le calque supérieur cache le calque inférieur.

• 8. 20. Mode normal

10-13-Normal.tiff

Le calque du dessus (la maison) recouvre le calque du dessous, l’opacité étant effectivement à 100 %. Le calque étant plus petit que celui de la plage, cette dernière reste en partie visible.

Dissoudre (outils de dessin et de calque)

Le calque semble se fondre dans le calque inférieur, mais ceci si l’opacité est correctement définie. Elle doit être inférieure à 100 %.

• 8. 21. Mode Dissoudre

10-14-dissoudre.tiff

En fait le calque supérieur se dissout dans le calque inférieur. Les pixels sont éclatés, d’où l’effet de grain.

Si on utilise ce mode lorsque l’on emploie les outils de dessin, le tracé est alors affecté :

• 8. 22. En haut : pinceau mode normal, puis mode Dissoudre avec le pinceau, l’aérographe et l’outil de calligraphie

10-15.png

Derrière (outils de dessin)

Ce mode n’est présent que pour les outils de dessin. La couleur est alors appliquée sur les zones transparentes :

• 8. 23. Mode Derrière

10-16.tiff

Effacer la couleur (outils de dessin)

Là aussi ce mode est disponible avec les outils de dessin. Il efface la couleur, ici la couleur de la maison est effacée et le calque placé dessous réapparaît :

• 8. 24. Mode Effacer la couleur

10-17.tiff

Multiplier

Ce mode assombrit le calque inférieur et peut s’avérer utile pour des images surexposées. Il est également très souvent employé pour créer des effets : augmenter la netteté, saturer les couleurs. 

• 8. 25. Mode Multiplier

10-18.tiff

Utilisé avec le pinceau, ce mode sature les couleurs. À la figure 8.26, le fond jaune devient orangé :

• 8. 26. Mode Multiplier avec un dessin

10-19.tiff

Diviser

L’image est brûlée, presque blanche.  Une partie de la transparence est conservée. Dans le cas d’un dessin, les couleurs du calque supérieur disparaissent et le calque inférieur s’éclaircit :

• 8. 27. Mode Diviser

10-20.tiff

• 8. 28. Mode Diviser avec un dessin

10-21.tiff

Écran

Si l’on utilise ce mode sur un dessin, l’effet est plus flagrant : le trait noir au départ est devenu jaune foncé. Le calque est éclairci.

• 8. 29. Mode Écran avec un dessin

10-23.tiff

• 8. 30. Mode Écran

10-22.tiff

Superposer

L’image s’assombrit, mais moins qu’en mode Multiplier. Le contraste général est un peu amélioré.

• 8. 31. Mode Superposer

10-24.tiff

En dessinant l’effet est différent : le trait noir de départ est devenu orangé.

• 8. 32. Mode Superposer avec un dessin

10-25.tiff

Éclaircir

L’image est éclaircie, mais il arrive que des couleurs soient inversées :

• 8. 33. Mode Éclaircir

10-26.tiff

• 8. 34. Mode Eclaircir avec un dessin

10-27.tiff

Dans le cas du dessin le trait noir devient jaune orangé.

Assombrir

Les parties claires sont assombries. Des détails apparaissent dans les zones claires.

• 8. 35. Mode Assombrir

10-28.tiff

• 8. 36. Mode assombrir sur un dessin

10-29.tiff

Les couleurs peuvent se modifier, ceci est un peu visible avec la photographie, mais nettement plus avec le dessin.

Lumière dure

Ce mode agit à la fois sur les parties claires et les sombres. C’est une combinaison des modes Écran et Multiplier. Il permet de gagner en netteté et donne des couleurs vives.

• 8. 37. Mode Lumière dure

10-30.tiff

• 8. 38. Mode Lumière dure sur un dessin

10-31.tiff

Lumière douce

Les couleurs sont éclaircies. Ce mode est proche de Superposer. Il adoucit les bords et améliore la luminosité.

• 8. 39. Mode Lumière douce

10-32.tiff

• 8. 40. Mode Lumière douce sur un dessin

10-33.tiff

Extraction de grain

L’image est éclaircie. Le grain ayant été extrait, les tons du calque inférieur ressortent.

• 8. 41. Mode Extraction de grain

10-34.tiff

• 8. 42. Mode Extraction de grain sur un dessin

10-35.tiff

Sur le dessin, les couleurs sont inversées et largement éclaircies.

Fusion de grain

Le calque gagne en grain. Ce mode fonctionne à l’opposé du précédent.

• 8. 43. Mode Fusion de grain

10-36.tiff

• 8. 44. Mode Fusion de grain sur un dessin

10-37.tiff

Différence

Les régions les plus claires sont assombries et inversement :

• 8. 45. Mode Différence

10-38.tiff

• 8. 46. Mode Différence sur un dessin

10-39.tiff

Le dessin étant composé de couleurs nettement claires et sombres, les couleurs sont inversées.

Addition

Les valeurs de pixels sont additionnées, les couleurs claires sont beaucoup plus vives, voir brûlées :

• 8. 47. Mode Addition

10-40.tiff

• 8. 48. Mode Addition sur un dessin

10-41.tiff

Inverse du mode précédent, l’image est assombrie.

Soustraction

• 8. 49. Mode Soustraction

10-42.tiff

• 8. 50. Mode Soustraction sur un dessin

10-43.tiff

Là également, les couleurs sont inversées.

Assombrir seulement

La valeur minimum des pixels des deux calques est attribuée au pixel du calque actif. Les pixels les plus foncés sont conservés.

• 8. 51. Mode Assombrir seulement

10-44.tiff

• 8. 52. Mode Assombrir seulement sur un dessin

10-45.tiff

Éclaircir seulement

En comparaison du mode précédent, il s’agit de la valeur maximum.

• 8. 53. Mode Éclaircir seulement

10-46.tiff

• 8. 54. Mode Eclaircir seulement sur un dessin

10-47.tiff

Les tons clairs sont conservés (ce qui explique la disparition du trait noir).

Teinte

La teinte du calque actif est conservée, mais ce calque prend la saturation et la luminosité (Valeur) du calque inférieur.

• 8. 55. Mode Teinte

10-48.tiff

• 8. 56. Mode Teinte sur un dessin

10-49.tiff

Saturation

La saturation du calque actif est conservée et la teinte et la luminosité (Valeur) proviennent du calque inférieur.

• 8. 57. Mode Saturation

10-50.tiff

• 8. 58. Mode Saturation sur un dessin

10-51.tiff

Couleur

La teinte et la saturation du calque actif sont conservées, mais le calque prend la luminosité (Valeur) du calque inférieur.

• 8. 59. Mode Couleur

10-52.tiff

• 8. 60. Mode Couleur sur un dessin

10-53.tiff

Valeur

La valeur du calque actif est conservée mais le calque prend la saturation et la teinte du calque inférieur (on voit parfaitement que le calque actif a pris une teinte bleutée).

• 8. 61. Mode Valeur

10-54.tiff

• 8. 62. Mode Valeur sur un dessin

10-55.tiff

65... Les formats de fichiers et leurs extensions

Nous allons aborder les formats de fichiers les plus importants.

Liste des formats et de leurs extensions

Image GIMP XCF, xcf 

Bitmap X, xbm, icon, bitmap

Animation Autodesk FLIC, fli, flc

Image Windows BMP, bmp Zsoft PCX, pcx, pcc

Animation MNG, mng

Pixmap X, xpm 

Art ASCII, text, txt, ansi

KISS CEL, cel

Brosse GIMP, gbr

Motif GIMP, pat

PostScript, ps

Tableau HTML, html, htm

Dump X windows, xwd (pour stocker et restaurer les images d’écran)

URI

Image Alias Pix, pix, matte, mask, alpha, als

Archive bzip, xcf.bz2, bz2, xcfbz2

Image DIGICOM, dcm, dicom

Archive gzip, xcf.gz, gz, xcfgz

Image GIF

Code souce C, c

Image JPEG, jpg , jpeg, jpe

Icns, icnns

Image BPM, bpm

Brosse GIMP (animée), gih

Image PNG, png Portable Network Graphics

Données d’image Raw

Image PNM, pnm

Icône Microsoft Windows, ico

Image PPM, ppm

Image PostScript encapsulé, eps

Image Photoshop, psd

Image compressée GIMP XJT, xjt, xjtgz, xjtbz2

Image Raster SUN, sgi rgb bw icon

Système de transport d’image flexible, fit, fits

Image TIFF, tif, tiff

XHTML coloré, xhtml

Image TarGa, tga

En-tête de code source C, h

66... La sauvegarde

Maintenant que vous maîtrisez Gimp, voyons à quel format enregistrer votre travail.

Lorsque vous enregistrez un fichier dans un autre format que XCF, une fenêtre apparaît :

• 8. 63. Le message d’exportation : 10-56.tiff

Le texte varie selon le format que vous avez choisi. Ici, on vous propose de changer le mode de l’image : le GIF ne gère que les couleurs indexées ou en niveaux de gris. Gimp vous propose aussi d’aplatir l’image : de fusionner les calques, dans le cas du PNG, etc. La teneur des messages dépend du format d’enregistrement. Vous devez cliquer sur exporter.

Quelques formats à la loupe

Image GIMP XCF, xcf 

Ce format préserve tous les éléments de l’image, il ne peut être ouvert qu’avec Gimp.

Le format GIF

Ce format est à garder pour des images présentant des couleurs unies et des contours bien nets. Le GIF gère la transparence, est utilisé pour les animations et fonctionne bien pour le Web, notamment parce que les fichiers conservent un petit poids.

• 8. 64. Le message

10-57.tiff

Lorsque vous enregistrez à ce format, voici les options :

• 8. 65. Les options

10-58.tiff

Entrelacement : l’affichage sur la page web sera progressif.

Commentaire GIF : ne saisissez que des caractères sans accents et caractères dits spéciaux.

Pour les animations :

Boucle infinie : l’animation est rejouée en continu jusqu’à ce que vous l’interrompiez.

Délai entre les images, lorsque non spécifié : si vous ne l’avez pas précisé en créant votre animation, faites-le ici.

Arrangement des images, lorsque non spécifié : vous pouvez indiquer ici la façon dont les images se superposent. Peu importe : à utiliser si tous vos calques sont opaques. Les calques écrasent ce qui est dessous. Calques cumulatifs (combine) : lors de l’affichage d’une nouvelle image du film, les précédentes ne sont pas effacées. Une image par calque (remplace) : lors de l’affichage d’une nouvelle image du film, les précédentes sont supprimées.

Le format JPG

Il faut savoir que ce format ne gère pas la transparence, pas plus que les calques. C’est un format adapté à la photographie (il donne de mauvais résultats pour les images de couleur unie). Une boîte de dialogue vous en avertit lors de l’enregistrement. Toutefois, par son système de compression, il altère les images et ainsi, il est dit « destructif ».

• 8. 66. La boîte de dialogue et les options

10-59a.tiff 10-59.tiff

La Qualité (1 à 100) est en rapport avec la taille du fichier. Réglez-la entre 85 et 95 pour d’excellents résultats.

Lorsque la case Afficher l’aperçu dans la fenêtre d’image est cochée, la Taille du fichier résultant est indiquée

Viennent ensuite les Options avancées.

Optimiser : réduit la taille du fichier en supprimant le nombre de couleurs.

Progressif : l’image s’affiche progressivement sur une page Web. Toutefois cette technique ralentit l’affichage complet de l’image.

Enregistrer les données EXIF : il faut installer la bibliothèque « libexif » sur votre système pour bénéficier de cette option. Elle conserve les données de prise de vues.

Enregistrer la vignette : une miniature est également créée.

Enregistrer les données XMP : format qui conserve les données de prise de vue.

Utilise les paramètres de qualité de l’image originale : dans certains cas, des informations sont contenues dans l’image. Elles peuvent remplacer les données standard.

Adoucissement : évite ce que l’on nomme les « artefacts », c’est-à-dire des marbrures ou des carrés, mais au détriment de la netteté.

Marqueurs de redémarrage : ils permettent de segmenter de sorte que, si le chargement sur le Web est interrompu, l’affichage reprend au marqueur suivant.

Sous-échantillonnage : nous ne percevons pas tous le spectre de couleur de la même manière. Ainsi, la compression considérera comme identiques des pixels sensiblement différents. La meilleure qualité (1x1, 1x1, 1x1) préserve les contours et les différences de couleurs, au prix d’une compression moins forte. Le fichier le plus compressé est 2x2, 1x1, 1x1, mais il altérera les couleurs.

Méthode DCT (Discrete Cosine transform) propose un menu déroulant : virgule flottante, entier (par défaut) et entier rapide. Il s’agit de la compression audio et d’images.

Vient ensuite un champ Commentaire où vous saisissez votre texte.

Lorsque vous sauvegardez un fichier JPG en JPG vous en dégradez à nouveau la qualité.

Le format PNG

Ce format est également dédié au Web et se révèle vraiment performant. En effet, sa compression est non destructive, il conserve la transparence, accepte les images indexées, en RVB ou en niveau de gris, et il fournit une indication d’ajustement du gamma.

Si quelque chose doit lui faire défaut, c’est l’absence de possibilité d’animation. Pour ajouter du mouvement au PNG, vous pouvez opter pour le format MNG, format encore en développement, mais non reconnu à l’heure actuelle par tous les navigateurs.

• 8. 67. Les options

10-60.tiff

Entrelacement : même chose que pour le JPG, cette option définit un affichage progressif.

Enregistrer la couleur d’arrière-plan : les navigateurs ne gèrent que deux niveaux de transparence, ils prennent alors la couleur d’arrière-plan de la Boîte à outils, que vous aurez enregistrée en cochant cette option.

Enregistrer le gamma : conserve les informations relatives à l’écran de manière à ce que l’image s’affiche de la même façon sur un autre écran.

Enregistrer le décalage de calque : sans intérêt puisque les calques sont déjà aplatis en tenant compte du décalage.

Enregistrer la résolution : conserve la résolution de l’image, en dpi.

Enregistrer la date de création : date de la création du fichier.

Enregistrer un commentaire : ce dernier étant lisible depuis le menu Propriétés.

Enregistrer les valeurs de couleur pour les pixels transparents : les valeurs de couleurs sont enregistrées, même si les pixels sont complètement transparents.

Niveau de compression : elle est sans perte. Si votre machine est lente, vous pouvez choisir un taux inférieur à celui par défaut (9).

Enregistrer les valeurs par défaut sauvegarde vos réglages. Vous pourrez les réutiliser en cliquant sur Charger défauts.

Le format TIFF

Ce format est l’un des favoris des metteurs en pages. Il conserve un grand nombre d’éléments : calques, informations de profils de couleurs, etc.

Sept options de compression vous sont proposées.

• 8. 68. Les options

10-61.tiff

Aucune : certes rapide, mais le plus volumineux en matière de poids de fichier.

LZW : utilise l’algorithme « Lempel-Ziv-Welch », sans perte. Cette méthode est bonne et rapide.

Bits par paquets : Apple a introduit cette méthode lors de la création de MacPaint pour le Macintosh.

Déflation : applique un algorithme de compression sans perte, dit « Deflate ».

JPEG : la taille du fichier est réduite, mais il s’agit d’une compression destructive.

Télécopie CCITT groupe 3 et 4 : utilisé pour les fax. Ces options sont actives si l’image est en mode indexé et la palette réduite à deux couleurs.

La case Enregistrer les couleurs à partir des pixels transparents permet de sauvegarder les valeurs de couleurs, même si les pixels sont transparents.

En résumé : que choisir ?

Couleurs indexées ?

Les fichiers GIF sont des fichiers en couleurs indexées. Le Web apprécie ce mode étant donné la petite taille des fichiers.

Optez pour ce mode de couleurs pour le Web car le poids des fichiers en sera réduit.

Afin de passer vos fichiers en mode de couleurs indexées, déroulez le menu Image >Mode > Couleurs indexées.

• 8. 69. Les options

10-62.tiff

Voici le détail des différents choix proposés dans la première section, Palette :

Générer une palette optimale : génère la meilleure palette possible avec, par défaut, 256 couleurs. Réduire le nombre de couleurs dégradera l’image.

Utiliser une palette optimisée pour le Web : emploie une palette optimisée pour Internet.

Utiliser la palette Noir et Blanc (1-bit) : cette option génère une image au trait, avec uniquement du blanc et du noir.

Utiliser une palette personnalisée : ce bouton vous permet de choisir une palette dans une liste. La Palette Web, 216 couleurs, est la palette dite restrictive pour le Web. Non recommandé car désormais il n’est plus nécessaire de se servir uniquement des couleurs web.

Si votre image contient peu de couleurs, certaines couleurs de la palette seront inutiles, vous pouvez alors cocher  Enlever les couleurs non utilisées de la palette.

La seconde section de la fenêtre de dialogue, Tramage, propose deux choix. Le menu déroulant Tramage des couleurs propose quatre filtres. Le second dégrade le plus l’image (des marbrures seront visibles), le dernier la modifie le moins.

Pour le Web

Couleurs unies

GIF/PNG

Compression adaptée aux couleurs unies

Photographie

JPG

Veillez à la compression destructive

Couleur unie et photographie

GIF ou PNG

Couleurs indexées

Transparence

GIF ou PNG

Plusieurs niveaux de transparence

PNG

Animation

GIF

Pour le traitement de l’image

Format de travail conservant les calques, la transparence.

XCF et PSD

Archivage

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Impression presse et magazine

EPS et TIFF

Impression sur papier photo

JPG ou TIFF

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